La confiance, le levier prioritaire de performance

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Le collectif de travail : moteur de l’entreprise

Une entreprise, « créatrice de richesses » humaine ou économique, ne doit sa survie qu’à la cohésion des femmes et des hommes qui y travaillent pour penser et mettre en oeuvre des stratégies au quotidien qui permettront d’atteindre les objectifs que l’on attend d’eux.
La coordination des idées et des points de vue en réunion, le respect des règles de vie commune dans chaque lieu de l’entreprise ou encore la collaboration d’une équipe pour produire ce qui est attendu sont possibles grâce à l’existence d’un groupe uni qui partage les mêmes valeurs. C’est à l’entreprise de faire la promotion de ces valeurs et de prendre soins de les respecter à chaque instant. L’exemplarité dans le suivi de ces valeurs va être mesurée.

La confiance comme ciment social

Cette cohésion dans les rapports humains est fondée sur une valeur fondamentale, très forte : la confiance. Chacun de nous, être humain, demande à évoluer dans un environnement propice à notre développement, où les besoins fondamentaux sont comblés comme nous le rappel la pyramide de maslow. Ce développement passe par un besoin de stabilité et d’organisation face à l’incertitude de l’avenir. Pour nous rassurer, nous écoutons les promesses qui rendront l’avenir moins rude. Dans ces promesses sont tenues, la confiance est là, elle développe aussi un sentiment de respect qui permet de vivre en société. Comme vous avez confiance dans la personnalité de votre voisin de bureau, vous avez envie de travailler avec lui. Il vous montre des preuves que vous avez bien fait de lui accorder votre confiance et cela vous permet de cultiver votre bien-être.

Comment se construit la confiance?

La confiance est basée sur le respect de la parole donnée. A chaque instant, nous faisons des promesses qui nous impliquent. Ces promesses peuvent être marquée sur un document, ce sera un contrat. Le contrat de travail est le support qui nous rappelle que les 2 partis : l’employeur et le salarié, ont fait toute sorte de promesse : d’arriver et de partir à l’heure, de faire le travail demandé, d’être payé pour ça, d’avoir une protection face à l’incertitude de l’avenir… Ces contrat écrits sont très structurants pour les organisations qui nous entourent. La confiance qu’ils créent favorise l’engagement dans une organisation qui nous emploie. A ces contrats écrits très important viennent s’ajouter de multiples contrats moraux informels verbalisés au moment de l’embauche. Ces contrats sont aussi importants que ceux écrits. Ils préfigurent une étape de travail en confiance, c’est ce que certains appellent la « lune de miel ». Il est possible d’observer une forme de sur-investissement dans le travail car la confiance et là et chaque parti attend que les promesses soient tenues.

Qu’est ce qui détruit la confiance?

La confiance est mise en défaut quand une promesse verbale ou écrite n’est pas tenue. Lorsque cette situation arrive, la personne « trahie » va chercher à savoir pourquoi la parole n’est pas tenue? Si des explications sont données comme une difficulté passagère qui reporte la promesse, une situation d’attente va s’installer pour patienter jusqu’à la réalisation de la promesse. Les sentiments négatifs seront alors jugulés et la cohésion du groupe restera intact.

Si en revanche, une promesse n’est pas tenue et qu’aucune explication n’est donnée. Si celui qui devait tenir la promesse semble simplement l’avoir oublié ou pire, si il commence à se justifier avec de la mauvaise foi, alors, le coup de poignard dans le contrat, qu’il soit écrit ou moral devient si grand, qu’aucune conciliation ne sera possible. La confiance sera rompue et il sera très difficile (voir impossible) de la réparer. Il est difficile de réparer une injustice perçue comme telle : je lui ai fait confiance et je suis maintenant trahi(e). Cette phrase ne rentent-elle pas en vous ? Comment avez-vous réagi?
Les personnes lésées cultive un ressentiment qui atteint des hauteurs équivalentes à celle que la confiance avait prise. Elles peuvent alors en réaction adopter des comportements destructeurs qui contribueront à dénigrer celui qui ne tient pas parole et finalement elles se désengageront petit à petit ou de façon intense de l’organisation du travail.

Comme une situation de divorce dans un couple qui n’aurait pas respecté la promesse fondatrice de leur relation, la relation de travail devient si génératrice de sentiments négatifs que la situation en devient invivable.

Comment reconstruire la confiance au travail

La meilleure façon de la reconstruire, c’est de ne pas la détruire. Attention aux promesses, surtout les plus informelles, comme la possibilité d’accéder à des avantages qui vous favoriseraient : des formations spécifiques, des aménagements horaires, la responsabilité d’une mission intéressante, le respect des délais inscrits sur le plan d’actions…

Si une promesse n’est pas tenue, il faut en discuter pour expliquer pourquoi et pouvoir négocier une nouvelle date. Vous ne pourrez pas effacer une promesse mais vous pourrez la reporter. Une médiation peut être alors utile si les dégâts ne sont pas trop importants. Elle s’attachera à trouver un moyen de réparer les conséquences d’une promesse non tenue et de porter un nouveau projet autour des valeurs de l’entreprise.

La confiance dans notre société

Vous l’avez sans doute remarquez, la multiplication des mensonges, des fakes, des troll et des fausses informations nous transportent dans un environnement qui semble nous dire que les valeurs fondamentales comme la vérité n’ont pas beaucoup d’importance. Cependant, malgré ces messages de justification, chacun de nous reste attaché à la confiance. Il suffit de regarder autour de vous et de voir quelle place vous attribuez à ceux qui ne tiennent pas les promesses que l’on vous fait. Interrogez vous sur se que vous ressentez quand vous vous sentez trahi et dites vous que les personnes de votre collectif de travail ressentent la même  chose.

La confiance qui « marche »

Vous l’avez lu, la confiance est basée sur les promesses qui doivent être tenues. Il faut donc clarifier au maximum vos promesses pour que vous ne disiez, ni n’entendiez une promesse impossible à tenir.
Les organisations du travail qui réussissent le mieux mettent en place des règles du jeu, écrites et partagées par tous. Ces règles sont le socle d’une formation à l’accueil. Si lors de cet éclairage les règles ne plaisent pas et que les promesses ne peuvent pas être énoncées, il est rapidement temps de changer d’organisation.

Quelques chiffres sur la confiance en entreprise :

L’étude de 2017 sur la confiance en entreprise vient illustrer cet article en soulignant à quel point ce levier de la performance des organisation est important.

Quelques chiffres de cette étude :

  • 97 % des dirigeants comme des salariés considèrent que la confiance est un sujet essentiel dans la vie professionnelle comme personnelle.
  • 95 % des cadres et responsables des entreprises estiment jouir de la confiance de leurs salariés, clients, fournisseurs et actionnaires.
  • 55 % des salariés ont confiance dans leurs dirigeants, notamment dans leurs capacités stratégiques et opérationnelles
  • 42 % des dirigeants pensent que leur exemplarité est le levier le plus efficace pour développer la confiance, viennent ensuite la culture d’entreprise et les valeurs prônées.
  • 30 % des salariés considèrent que le premier levier de confiance réside dans les pratiques managériales(et notamment la reconnaissance), arrivent ensuite l’exemplarité (pour 25 % des salariés) et la culture d’entreprise (16 %).

Vous trouverez l’étude complète ici :

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