FI parle du bonheur dans la vie… la QVT n’est pas loin !

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Choisir sa vie, au travail aussi

Les conseils et ouvrages sur le bonheur et la qualité de vie au travail sont nombreux, l’émission de France Inter de ce vendredi en est un de plus. Comment l’analyse des plus grands chercheurs sur la question peut aider les organisations du travail à être plus efficiente? Les récentes recherches sur la psychologie sociale des organisations montrent que des opérateurs heureux sont des opérateurs productifs. L’injonction à être heureux ne fonctionne pas. Existe-t-il des « recettes », des façons de faire? Il est d’abord important de déculpabiliser si vous ressentez de la tristesse. C’est NORMAL… Il faut ensuite mettre en place des petits changements optimistes dans votre quotidien avec des rituels simples et rassurants. Vous avez le choix de changer pour du mieux.

 

Un livre optimiste qui insiste sur nos choix

L’émission Grand Bien vous fasse sur France inter du vendredi 10 février 2017 recevait l’invité Tal Ben-Shahar expert en psychologie positive pour son livre « choisir sa vie, ed Poche ». Durant 1 heure, l’auteur a brossé une vision optimiste de causes et des leviers d’actions du bien-être qui pourrait être déclinés dans le milieu professionnel.

Tal débute l’interview par les origines de son intérêt pour la psychologie positive.
Elles  sont nées de l’intuition d’un décalage entre la promesse des études et la réalité de ce qu’il voyait sur le campus. Les discours glorifiaient la réussite comme l’accès unique au bonheur. Pourtant autour de lui, ceux qui réussissaient n’étaient pas les plus heureux.
L’investissement du temps dans la mémorisation des informations et le développement des compétences attendus à l’université provoquaient angoisses et tensions. C’est de ce constat que l’auteur a voulu comprendre les ressorts réels du bonheur.

La psychologie positive c’est la science du bonheur. Comme toute science, elle adopte une démarche rationnelle, expérimentale,  reproductible. Le discrédit porté sur les conseils de bien-être viennent d’études menées par des gourous qui vous disaient comment être heureux. Depuis plus 10 ans de recherche sur les leviers du bonheur, les scientifiques psychologues ont maintenant une idée de ce qu’est le bonheur et comment le développer.

Les opposants à la psychologie positive la confondent avec la réflexion positive. La réflexion positive est l’attitude de se répéter sans cesse que tout va bien à la façon de la méthode coué. Malheureusement ça ne fonctionne pas. Les courants de pensée positive, sans une démarche de transformation comportemental et psychologique, ne réussissent qu’à enrichir les auteurs des livres qui les écrivent.

La psychologie positive s’intéresse à la conditions humaine, aux travers  la compréhension des êtres humains et aux défis qu’ils doivent relever. La part du travail dans la construction de chaque personne inclut de ce fait ce champ dans les recherches sur le bien-être.

La psychologie positive ne guérit pas de la dépression mais la prévient.

 

La définition du bonheur ?

Beaucoup de définitions existent, c’est comme la beauté. Elle n’est pas facile à définir mais quand on la voit, on sait que c’est elle.
Pourtant, c’est utile de partager une définition pour pouvoir agir sur les éléments qui le compose.
Pour être qualifiée, il faut l’approcher selon 5 axes :

  • Le bien-être spirituel
  • Le bien-être physique
  • Le bien être intellectuel
  • Le bien-être relationnel
  • Le bien-être émotionnel

Certains comportements et dispositions mentales contribuent à développer ces biens-êtres. En s’attachant à cultiver favorablement ces dispositions, les gens peuvent être plus heureux. Ces concepts scientifiques tirés de psychologie clinique, sociale, des organisations ou comportementaliste, offrent une série de préconisations qui ont été enseignées aux étudiants. Fort de ces préceptes ces derniers ont pu expérimenter la construction du bonheur au quotidien, dans leur vie privée et professionnelle. Rapidement les étudiants ont été plus nombreux à assister aux cours réputés efficaces : les résultats étaient là.

Les relations au travail comme élément principal du bonheur

Pour l’auteur, le bonheur est d’abord construit par les relations que l’on entretien autour de nous. La qualité des relations qu’on tisse dans notre univers familial, au bureau, à l’usine, dans le club de sport, avec le coiffeur ou les voisins, va construire la base de notre bien-être. Les relations intimes sont les plus puissantes.
Le bonheur à 100% n’existe pas, il faut aussi des moments de tristesse. Sans elle on ne peut pas apprécier le bonheur. Le film d’animation vis versa est un bon film d’illustration qui montre la complexité de la vie. Il n’y a qu’une manière d’être heureux mais mille façon d’être malheureux. C’est plus facile d’être malheureux au final, et basculer dans cet état est simple.

Même un expert en bonheur est de temps en temps triste, avec des jours plus difficiles. Les seules personnes qui n’éprouvent pas de tristesse sont les psychopathes et les morts… C’est donc plutôt sain de ressentir que ça ne va pas, parfois. Toutefois, chanter et danser la beauté de la vie est un moyen d’être heureux.

Les rituels favorisants la QVT

Socrate disait que « savoir n’est pas suffisant ». La clé est de faire les choses de façon répétitives pour un apprentissage durable. Faire un rituel n’est pas facile. Pourtant faire de petits rituels quotidiens est une démarche qui fonctionne. Par exemple souligner les 3 trucs biens de la journée, ou de la semaine. Si 10, il faut en choisir trois préférés. Si rien ne vient comme ça, on cherche quand même… et on trouve. Ce rituel permet de terminer sa journée (ou la semaine) sur une note positive.

C’est un conseil simple : les rituels sont formidables. Il faut les conseiller à tout le monde. Dans le milieu du travail, une fin de réunion avec le rituel du speed boat, ou des rituels de gratitude pour la remise de trophées, un tour de table de reconnaissance sont des possibilités d’instaurer des rituels optimistes. Montrer notre gratitude pour les choses qui sont bien. Si le rituel est fait régulièrement, les gens sont plus heureux, réunissent mieux et plus généreuses et en meilleur santé car renforce les démarches immunitaires.

Si les habitudes sont sclérosantes, comment les rituels peuvent-ils être dynamiques et favorables ?  Les rituels sont bons ou mauvais en fonction de la relation tissée avec eux et leurs effets . Ils sont puissants quel que soit le sens vers lequel ils vous emmènent. Est ce que les rituels sont contributeurs de notre bien-être ou sont-ils une contrainte ? Ils faut se pencher sur leurs constructions en les analysant pour ne retenir que les rituels favorisant le bien-être.

Les choix du quotidien comme des pétales de la fleur du bien-être

Le bonheur dépend de ses choix. A chaque étape de la vie, on fait des choix. Dire merci, être gentil avec les autres… toutes les étapes qui nous rendent heureux ou malheureux, on a le choix de les atteindre. Ce que nous sommes est la construction des choix que l’on a fait toute notre vie. Ce sont ces choix qui vont déterminer la couleur de notre vie. Les petis

Passé par l’expérience personnel du burn-out, l’auteur nous explique qu’il a trop travaillé et qu’il a perdu la vision des valeurs importantes de la vie.
Un des plus grand danger pour lui c’est la vitesse de notre société… plusieurs choses en même temps nous arrivent et nous pouvons ne plus trouver le temps de se reposer. Pour illustrer ce qui se passe dans notre cerveau, Tar prend l’exemple de la salle de musculation et des altères. Si on soulève tout le temps de la fonte, les muscles se blessent. Si on se repose entre les séances, les muscles se renforcent. Il faut placer le curseur entre le travail et le repos. On a besoin de ces phases de repos.

Le déclic qui lui a fait prendre conscience de son sur-investissement, le désengagement éprouvé pour animer un séminaire. Il y allait à reculons, obligé d’y aller. Cela ne lui plaisait pas. Il a alors regardé que ce séminaire n’était pas une corvée mais plutôt un privilège. Cette simple façon de voir les choses a tout changer. C’est devenu un honneur d’animer ce séminaire.

Les choix sont déterminants pour 40% dans son bien être. Exemple de choix : quand on est ensemble, on éteint notre téléphone. Se déplacer, bouger, marcher c’est une source de bonheur. Être sédentaire est aussi dangereux que de fumer. On a des choix devant nous. Qu’importe la situation. dans le livre (Victor Frankel :  L’homme à la recherche du sens).  Même dans la pire des situations, les personnes ont toujours le choix, même restreint, ce choix existe.

La question du choix dans l’entreprise se pose à chaque instant. Le choix d’une réunion organisée et efficace, le choix d’une délégation d’action réfléchie et discutée, le choix d’une relation positive et bienveillante, le choix de la confiance plutôt que la méfiance.

La fausse pub l’adjudant du bonheur.

Cette fausse pub est une injonction au bonheur ! Parfois, la réalité n’est pas si éloignée…

Les freins au bon choix : la précipitation

Comme nous sommes très occupés, nous oublions que nous avons toujours le choix. On réagit immédiatement. Si on prend quelques seconde pour se dire qu’on a le choix, tout peut changer.

La tristesse et le malheur font partie de la vie. L’écrire, le dire ou le partager permet d’en prendre conscience et de trouver . C’est plus facile de ne pas choisir et de se laisser porter par la vie. C’est une solution de faciliter qui peut marcher. Si ça vous rend heureux pourquoi pas. Mais si la réussite du bien être n’est pas au rendez vous dans le laisser-faire, il faut être pro-actif et agir en tenant compte des choix qui s’offrent à vous. Il faut tous les jours apprécier et remercier la vie. Beaucoup ruminent des problèmes : c’est le problème, pas la solution. Nous avons toujours trouvé des solutions quand on a des problèmes matériels comme les villes mais ça ne marche pas avec la dimension psychologique. Déjà ressentir sa tristesse et l’accepter, c’est la base pour la transformer en trouvant des petites actions au quotidien. Attendre de faire une tâche, la reporter toujours et d’en subir les conséquences psychologiques, c’est la définition de la procrastination. Plus de 70% des gens sont des procrastinateurs chroniques. Après avoir compris ce que c’était, la clé c’est de se mettre au travail ; de retrousser ses manches et d’y aller.
Une technique : le rituel des 5 mn… Ce dire qu’on va travailler sur un dossier pendant 5 mn permet de démarrer et d’ajouter 5 mn jusqu’à avoir travaillé 25 mn.

Le bonheur est constitué de petits détails… Une relation construite de petits détails, le bouquet de fleur, le merci, ce sont des éléments qui vont construire le bonheur.

Les gens les plus heureux sont ceux qui ont subis le plus d’échecs. Notre culture ne valorise pas l’échec pourtant si on ne tente pas, on échoue pas, on apprend plus rien.

Si on a peur d’échouer, on est paralysé. Il faut apprendre à échouer pour apprendre à gagner. C’est aussi une démarche de bonheur.

Les gens ne comprennent pas à quoi leur vie peut ressembler. Ils cherchent un médicament pour supprimer la tristesse mais ça ne marche pas. C’est la construction d’un renforcement quotidien qui permettra de développer son bien-être.

Les gens riches ne sont pas plus heureux que les gens pauvres. Si iles besoins fondamentaux sont satisfaits, l’argent n’est pas un élément stratégique du bonheur.

L’optimisme ce n’est pas de se détacher de la réalité, c’est un pragmatisme réaliste. Malgré les drames du comportement humain, il faut se dire que des petites choses que l’on peut cultiver va contribuer aux bien-être des autres et donc du sien.

En conclusion :

Cette émission apporte un éclairage sur les moyens de développer une démarche qui peut rendre plus heureux. Elle dépend beaucoup des choix que l’on prend. La tristesse, le doute, l’incertitude ne disparaitront pas mais les sentiments associés désagréables risquent être moins fréquents et moins intenses… une forme de bonheur finalement!

Au travail, dans une démarche de qualité de vie au travail, les acteurs de l’entreprise pourront définir des rituels simples visant à promouvoir des moments optimistes. Les outils du management 3.0 peuvent vous aider à les mettre en place. En si vous êtes vraiment triste de voir l’état de l’organisation du travail qui vous emploie, vous avez encore des choix à faire et des décisions à prendre.

 

Ecoutez l’émission ici :

Le lien de l’émission : https://www.franceinter.fr/emissions/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-10-fevrier-2017

 

 

 

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